• General contractor: 
    SODEREC
    City: 
    Lille
    Shon: 
    7,200 m²
    Cost: 
    -
    Year: 
    2009
    Status: 
    En cours
  • Le Centre National de la Fonction Publique (CNFPT) développe un principe de « micro-urbanité intérieure », principalement présente dans l’organisation générale de l’édifice et dans le traitement des flux qui expriment la notion d’espaces « servants ou servis ». L’implantation du bâtiment prend assise sur une parcelle très allongée dans la ZAC Euralille 2 qui s’étend sur un peu plus de 22 hectares au Sud de Lille Grand Palais dans la continuité de la ZAC du centre international des affaires des Gares (Euralille 1).

    La volumétrie générale est en « dos de chameau », car elle doit répondre à plusieurs situations urbaines. Elle monte au maximum (R+5), côté Ouest, pour renforcer la visibilité et la symbolique de l’édifice ; malgré l’éloignement de l’édifice par rapport au boulevard Hoover, sa hauteur le projette visuellement sur le boulevard et son architecture  participe ainsi à la constitution de sa frontalité. La longueur importante du bâtiment facilite également son retournement sur la rue du Cheminot Coquelin. Son volume redescend ensuite au milieu , à R+3,  afin de répondre à la future présence des bâtiments sur le lot voisin du triangle saint Sauveur, en  vis à vis, pour enfin remonter légèrement au Nord-Est ,à R+4, et marquer l’articulation à l’angle. Un parvis- jardin, prolonge naturellement l’espace public tout en mettant à distance l’accès principal et le hall, signalé par un auvent qui accueille et protége des intempéries.

    La différence entre l’art et l’architecture c’est principalement la « destination ». L’édifice se présente comme une stratification verticale des différents secteurs du programme réunis et distribués par des galeries, des escaliers et des circulations parfois lisibles en façade. 

    Depuis un hall monumental, une grande rue intérieure, distribue la totalité des services. Les salles de formation sont localisées sur les 3 premiers niveaux ; les niveaux 4 et 5 accueillent les bureaux des membres de la délégation.

    Le bâtiment recherche à la fois une dépendance à l’usage, à la « destination », et son autonomie pour mieux sublimer la conception et la mener vers la beauté .Pour cela un rapprochement entre art et architecture nous a semblé nécessaire. A la manière du sculpteur espagnol Chillida, le volume programmatique capable, a été évidé, extrudé, modelé pour créer patios, jardins et circulations agréables. Ce travail de plasticien est complété par une mise en relation entre la matière et la lumière. Le projet se présente comme un volume recouvert d’une mono-matière continue, constitué d’un métal déployé à petites ondes. Ce matériau est utilisé à la fois, comme parement extérieur, revêtement des parois intérieures de la grande galerie ou en faux-plafond. Ce dispositif offre ainsi une lecture totalement unitaire de bloc sculpté perceptible de jour comme de nuit. Cette masse, en apparence opaque, alterne les pleins et les vides.Le métal est un matériau sensible et réactif aux variations de la lumière, il joue parfaitement avec les lumières si particulières du nord et notamment avec ses fameux ciels argentés. L’usage du métal fait aussi écho à la plastique choisie par Jacques Ferrier, ce qui facilite l’intégration du nouvel édifice dans un contexte esthétique global. 


    chef de projet : Guillaume Marechaux