• General contractor: 
    Région Île-de-France
    City: 
    Saint-Germain-en-Laye
    Shon: 
    14.446 m²
    Cost: 
    27 M€
    Year: 
    2009
    Status: 
    Concours
  • Le terrain d’assiette du nouveau Lycée Léonard de Vinci est situé à l’Est de la commune de Saint Germain en Laye dans le quartier Bel Air. Inséré au cœur d’un tissu urbain peu dense, ce nouvel équipement doit à la fois proposer un fonctionnement rigoureux mais aussi un langage plus aimable, davantage en relation avec son contexte, et proposer une nouvelle identité qui symbolise et valorise l’image de l’enseignement professionnel tant auprès des jeunes et que de notre société.La composition urbaine du nouveau lycée s’organise autour d’un espace central protégé à l’image d’un cloître  partiellement ouvert. Par son traitement spécifique, cet espace sera le lieu privilégié de représentation et de détente des élèves.

    La cour de récréation largement dimensionnée bénéficie d’ambiances différenciées, une zone plus clairement dédiée au mouvement, au sport et une partie paysagée, plus calme, définie par une atmosphère plus végétale. En retrait sur l’espace public et légèrement surélevé par rapport au boulevard Hector Berlioz, le futur lycée s’ouvre largement par la transparence du grand volume du hall, de la salle de conférences et grâce à la double hauteur, en étage au niveau du CDI.Le hall est le point de distribution de l’ensemble de l’établissement. Cette organisation fonctionnelle centralisée dessert en périphérie, de part et d’autre, les deux ailes Est et Ouest et en face le côté Sud. Ce système vient entourer la cour de récréation, espace extérieur de convivialité qui permet d’assurer la gestion des flux.Cette configuration permet également de se protéger des vents dominants et contient les nuisances sonores du Lycée pour le voisinage. Les volumes principaux ainsi inscrit dans la pente sont valorisés par le jeu de toitures terrasses largement végétalisées qui protégent thermiquement les locaux et habillent d’un ruban verdoyant cet équipement .Profitant de la nécessaire isolation par l’extérieur, nous avons imaginé une vêture à trame régulière formées de caissons d’aluminium rainurés, laqués et de volets roulants persiennés du même matériau. Utilisée indistinctement en allège, en linteaux, en faux-plafond ou en volets roulants, cette mono matière permet d’obtenir ainsi une unité générale et une forte identité, tout en jouant sur des effets de bandes de couleurs alternées et continues qui épousent les contours et les variations volumétriques. Ces volets roulants permettent à la fois de se protéger du soleil, de tamiser la lumière mais aussi d’occulter totalement les salles si cela est nécessaire pour des projections. Ces persiennes parfois ouvertes, fermées, ou entrouvertes selon l’exposition ou les activités qui se déroulent dans les salles offrent également une grande liberté aux façades, un aléatoire qui anime et varie au gré du soleil, de la lumière ou des usages.Ce choix devient ainsi, par extension, un processus esthétique qui développe les différentes textures portées par un matériau unique : mat, brillant, texturé, rainuré etc…. A ce travail sur les qualités et le raffinement du métal, s’oppose la rugosité du socle en béton préfabriqué avec des inclusions de figures géométriques en acier inox. Placées principalement en RDC mais aussi parfois au premier étage, ces plaques de béton protègent la base de l’édifice.Ses tonalités, légèrement brunes, rappellent la pierre du Buxy, elles sont douces et créent avec les couleurs des caissons d’aluminium une harmonie continue de pastels propice à l’apaisement.Le jeu  d’origami qui relie les deux matériaux principaux est complété par la transparence du verre qui valorise la profondeur des espaces du hall, de la salle polyvalente ou du CDI.