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Maître d'ouvrage:SODEARIF / Bouygues ImmobilierVille:Saint-OuenShon:34.503 m²Année:2010Statut:En cours
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La répartition des masses bâties de l’ilot D3 repose sur un principe d’amabilité entre unités de voisinage : « ne prendre que si l’on est capable de donner ». Une éthique qui vise à ne pas saturer le front de parc en constituant une muraille « des égoïstes » au profit de seulement quelques privilégiés.
C’est la raison pour laquelle, la première approche du plan masse s’est effectuée au travers d’une matrice en « damier » qui permet à travers l’effet de quinconce, d’entretenir entre les différents volumes des rapports de distance suffisants pour que la lumière et les vues soient partagées par tous.
Les bâtiments ainsi organisés en plots, garantissent à plus de 70% des logements des doubles voire des triples orientations.
Le concept de « césure » volumétrique, qu’elle soit totale ou partielle et « d’émergences », représente un des éléments fondamentaux de l’aménagement de l’îlot D3, en cela elle est totalement adaptée à la résolution de la question de la densité de l’îlot. Ce type de fragmentation par « érosion » constitue un urbanisme « d’installation », au sens artistique, chaque édifice est en effet perçu comme une sculpture posée dans un paysage, créant des effets de tension entre les différents objets architecturaux.
La diversité des échelles forme des situations urbaines plurielles propices à une meilleure intégration du nouvel îlot dans son contexte.Ce travail complémentaire de celui de la fragmentation accroît la perception du paysage lointain en accentuant les échappées visuelles depuis les logements au travers des césures volumétriques.
Afin de créer différents horizons et de fragmenter l’échelle du bâti, le végétal est considéré dans l’îlot D3 comme un matériau constructif à part entière. Ainsi intégré à l’architecture, il permet de faire monter la nature contenue dans le parc jusque dans les bâtiments au travers de véritables jardins suspendus et permettant la plantation d’arbres de moyenne tiges.
Cet étagement de la végétation et des plantations suspendues évoque les paysages de réstanques du sud de la France.
En traversant les espaces plantés, ou depuis les appartements ainsi que sur les terrasses, on se retrouve en position d’être sous les frondaisons, ou bien dans celles-ci, ou encore en surplomb par rapport à elles.
chef de projet : Emmanuel Person






