• Maître d'ouvrage: 
    AG2R LA MONDIALE
    Ville: 
    Paris XVII
    Shon: 
    7266 m²
    Coût: 
    -
    Année: 
    2010
    Statut: 
    Concours
  • Il en va des espèces comme de l’architecture et qu’elles soient animales ou végétales, comme le prétendait Darwin, toutes doivent s’adapter à leur milieu, afin de survivre.L’architecture doit donc être, elle aussi, adaptable, flexible et avoir cette capacité intrinsèque à être modifiée ou transformée pour être sauvée de la destruction.

    Dans la consultation pour la transformation des 3 hôtels particuliers de la rue Bingen, cette formule s’est déjà appliquée à plusieurs reprises ; les différents édifices ont déjà été surélevés voire même détruits.

    La question posée a donc quelque chose de darwinien : que peut-on faire avec ces matrices diverses ? Que doit-on démolir, conserver, surélever ? Comment créer un nouveau contexte architectural, un outil spatial, à la fois plus unitaire, plus performant et qui réponde aux critères du marché d’aujourd’hui ? Comment transfigurer et unifier les édifices aux façades si diverses afin de donner une nouvelle histoire commune à l’ensemble ? Comment trouver la touche architecturale contemporaine qui favorise la concordance les temps de l’architecture?

    Notre proposition pour la rue Bingen n’est ni une architecture pastiche, ni une architecture qui disparaît, nous recherchons avant tout, sans a priori, une réponse sur mesure, en adéquation avec un contexte, sans gestes inutiles mais sans neutralité excessive.Une faille permet de créer une distance et d’éloigner le nouvel édifice de la composition du 5 pour rapprocher de celle du 9 rue Bingen.Pour composer la façade du 7, que 


    nous proposons de démolir pour édifier un nouveau bâtiment, nous avons repris les proportions de l’élévation du 9, son tracé régulateur, la hiérarchie et la stratification classique, avec son soubassement, son RDC., son piano nobile puis la décroissance progressive des baies vitrées au fur et à mesure que l’on s’élève.Un plan de verre vient refermer par une double peau ventilée chaque alvéole et permet de loger un store, restituant la continuité de l’alignement des autres façades, jouant sur l’ambiguïté entre les reflets du verre et la profondeur du cadre.

    Enfin un store de protection solaire, intégré dans l’épaisseur de l’embrasure contribue à la lecture complexe, par couches,  de l’ensemble.

    Ainsi, par le matériau, la pierre, les proportions et la composition générale de la façade, le nouvel édifice s’inscrit dans l’ensemble du contexte urbain de la rue ; il prend sa place « naturellement » dans une continuité historique qui ne privilégie aucune référence en particulier. Il est contemporain mais recherche cependant plutôt que la rupture, une harmonie, la concordance des temps de l’architecture.

     Avec pour objectif, simplicité, rigueur et élégance nous avons tenté de réécrire un nouveau texte architectural afin d’offrir une nouvelle vie, de nouveaux usages, une nouvelle identité, une nouvelle histoire à ces trois édifices et au lieu lui-même.