Compte tenu de la configuration particulière de la parcelle, de l’organisation générale et de l’usage, le jeu d’empilement volumétrique nous est apparu comme une sorte évidence, il est devenu notre concept de référence.
Les différents services publics se superposent ainsi, les uns au-dessus des autres, comme autant de « boîtes » programmatiques autonomes. Parfois leurs formes et leurs géométries varient créant une volumétrie, en apparence, instable qui génère une sorte de désordre joyeux et des silhouettes singulières.
Sur le parvis, la grande galerie frontale redonne de l’unité et de la continuité à l’ensemble, elle réunit les 3 branches volumétriques de la composition. Occupée par des plantes et des fauteuils, elle offrira également un espace de convivialité, un balcon sur la ville et un trait d’union entre les différentes activités qui y sont contenues.
La trame métallique en losange de sa façade permet de constituer une structure graphique et légère qui permet un maximum de transparence sur les circulations, les escaliers dégagés, les différentes couleurs qui repèrent chaque service. La profondeur est renforcée par la présence des vides et des jardins présents entre chaque volume, ce qui enlève toute massivité à l’ensemble. Les changements de lumières animeront l’édifice et lui donneront des aspects changeants ; ils mettront en action les couleurs et les textures des habillages métalliques des différents volumes suspendus. Les effets d’ombre ou de contre jour viendront souligner leurs emboîtements ou leurs superpositions.
A la manière de Beaubourg, la façade de verre sur le parvis peut aussi devenir un grand écran de communication, où de grandes oriflammes colorées ou des adhésifs thématiques peuvent créer des évènements ou des animations.
Enfin, le soir, l’éclairage intérieur va transformer le nouvel équipement en lanterne et renforcer son rôle et sa place dans la ville ; il sera, à ne pas douter, un objet singulier dans le quartier, le repère nécessaire lorsque tout paraît identique.